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Charles s'ennuie dans sa vie, doutant de ses relations avec sa copine, ses amis...

Peu à peu, il se met à rechercher des expériences plus motivantes, essentiellement sexuelles. Un soir que ses pulsions l'ont placé dans une situation périlleuse, il est secouru par un homme, Jacob. Ce dernier va l'introduire dans son propre monde, entièrement axé sur la quête du plaisir malsain. Si malsain que Charles, choqué, décide finalement de se retourner contre son mentor. Mais cette machine-arrière ne pourra se faire sans quelques complications.

Soleil Noir est un scénario.

NOTE DE L'AUTEUR

Je prends toujours un certain plaisir à relire Soleil Noir, en grande partie parce que la quasi-totalité des gens à qui je l'ai proposé, dont pas mal d'amis proches, ne l'ont pas aimé. Mais alors pas du tout. Trop glauque, trop de sexe, très complaisant.

Soleil Noir est avant tout un projet porté à bout de bras à l'époque par le jeune étudiant boutonneux et maladroit que j'étais. Le premier "scénar" complet, pas complètement mort d'asphyxie dans un tiroir. Un compagnon fidèle, donc, avec lequel j'ai avancé pendant plusieurs années (je suis très lent), ce qui suffirait d'ailleurs à le rendre attachant.

Au delà de ça, c'est aussi, j'en suis plus que jamais convaincu, la base sérieuse d'un bon film, du type de ceux pour lesquels je serai toujours disposé à payer un ticket de cinéma. Ce n'est pas de la vantardise révoltante, je le pense sincèrement. Notamment parce que, alors que je le relis aujourd'hui, treize ans après avoir bouclé la première version, alors que ma vie (et bien souvent ma tête) a plusieurs fois effectué des rotations à trois-cent-soixante degrés, je n'ai pas honte de ce que j'ai sous les yeux. Des images précises me reviennent immédiatement en pensée. Par expérience, je dirais que c'est un signe.

L'univers de Soleil Noir est sombre. C'est ce que je cherchais à vingt ans. Il y a beaucoup de sexe, parce que c'était un des mes centres d'intérêt favoris, bien sûr, mais aussi parce que le sexe est toujours un excellent moteur d'action pour la plupart des personnages. Les reproches qu'on m'a faits portaient souvent sur le caractère gratuit, inutile, de ces éléments. Je ne suis pas d'accord avec ce point de vue. Il s'agit d'un ensemble, grave, excessif à certains points de vue, mais toujours cohérent.

L'histoire de Charles est celle d'une initiation. L'entrée ritualisée d'un adepte au sein d'une société occulte, dotée de codes propres. Le sexe, sous ses aspects les plus sordides, y a une importante particulière, en tant que vecteur de l'initiation. De même pour la violence dont le texte fait montre dans le cadre de la chasse à l'homme qui s'organise lorsque l'aspirant se révèle déloyal. Tout cela relève du même univers, de la même magie. Le mot a son importance.

Quoi qu'il en soit, et quoi que vous pensiez de Soleil Noir après l’avoir lu, j'ai grand plaisir à le proposer à la lecture, et apprécie toutes les formes de retour.